G comme Glotonyme

Pourquoi faudrait-il adapter la langue en fonction des personnes qui étudient ou souhaiteraient étudier en France ?
C’est un peu comme peindre la Tout Eiffel en Bannière étoilée pour attirer plus de touristes américains; en vert pour attirer plus d’Irlandais; en orange pour attirer plus de Hollandais, etc.
Que vient chercher un étudiant chinois, japonais en France ?
Pourquoi ne pas penser renforcement de certaines  filières, de ces industries, de ces activités qui font la grandeur économique de la France, en pensant attractivité ? Soutenir les écoles de stylisme, de couture, d’histoire (de l’art notamment), les filières d’énergies renouvelables, la construction parasismique, paracyclonique (c’est tellement d’actualité !), les matériaux alternatifs, le tourisme vert et toutes ces autres filières qui peuvent "rapporter", puisque tout se rapporte désormais à cela.
Pourquoi niveler la civilisation toute entière par le bas ?
Mais oui. C’est bien ce dont il est question.
La multiplicité des langues, des cultures, des patrimoines, des physionomies, des psychologies sont la plus grande richesse mondiale, la première merveille de notre monde.
Non ?
Ben, non.
Encore une fois, là encore, nous voilà pris dans le grand tourbillon de la globalisation, de la mondialisation de la culture, de l’enseignement, de…
Comment ?
Il ne s’agit pas de cela ?
Ah…

Hugo : un projet…

Une nouvelle impulsion

 A ce moment-là, une nouvelle réunion de réalisation nous poussait à aller plus loin dans la création. Impossible en effet de rester à ce stade. Le documentaire est trop journalistique. Il nous faut un regard humain, une vision plus humanisée des évènements. C’est ainsi que d’ouragan, Hugo devient personnage, témoin des évènements, de l’évolution du Péyi Gwadloup. Le corps du documentaire reste le même. L’idée directrice reste la même. Devra-t-on ou non ajouter des interviews ? Là est la question. Plus tard, beaucoup plus tard, il faudra penser un format plus long. Nous partions, il y a plus de trois ans maintenant sur la base d’un documentaire de 26 minutes. La productrice envisage désormais un documentaire de 52 minutes. Le côté humain est défini. Irons-nous plus dans nos investigations ? C’est l’idée.

Le sujet mérite en effet une analyse sociologique, politique. Intégrer l’avis des hommes politiques héritiers de cette époque est une piste ; Tout comme d’ailleurs de poser la question à la jeunesse d’aujourd’hui. Pourquoi ne pas envisager en effet de l’interroger sur ce qu’elle sait de la Guadeloupe d’avant, de la Guadeloupe d’antan ? Autant de questions qui méritent d’être posées comme un bilan nécessaire à l’avancée sur d’autres bases.

C’est là où nous en sommes aujourd’hui.

C’est ce vers quoi nous souhaitons avancer aujourd’hui.

Mêler les genres

 Impossible de ne pas faire avec ce qui est.

La cadence est différente. L’histoire s’écrit différemment. La patience est de mise désormais. La richesse artistique également. La reconnaissance même petite. L’Unesco est en passe de reconnaître le gwo ka, patrimoine de l’humanité. Et cette nouvelle : l’ONU, l’organisation des nations unies vient de reconnaître la Nouvelle Calédonie "territoire à décoloniser".

Nous ne saurions écrire cette histoire sans percevoir celle qui avance, celle qui change.

Nous ne saurions écrire cette histoire en faisant l’impasse sur ces grands témoins que sont Félix Cotellon, dont le combat est en passe de devenir réalité. Nous ne saurions l’écrire sans parler de ces maîtres qui partent et de ceux qui restent. Nous ne saurions écrire cette histoire sans l’intervention des étudiants, ces chercheurs qui tentent de proposer l’alternative.

Nous ne saurions faire ainsi. Nous ne saurions faire sans tous ceux-là.

Nous souhaitions achever le documentaire sur cette phrase de Fanon qui énonce le défi de chaque génération, de la nôtre désormais connaisseuse, désormais cultivée, désormais ouverte à l’ouverture, une génération d’autant moins excusable qu’elle vit ce monde globalisé à l’instar de toutes les autres civilisations et qu’elle dispose des mêmes moyens, des mêmes outils de réflexion : Internet, le voyage, l’échange possible, l’exemple de l’ailleurs, la rencontre avec l’autre, l’ethnocentrisme impossible. C’est, sans trop s’éloigner du corps, de l’essence qui a prévalu à la construction de ce documentaire, c’est à l’aune de ces informations et des champs de recherches nouveaux qui s’offrent à nous que nous travaillerons sur ce projet, Hugo, qui, loin de ne se focaliser que sur le cyclone, se veut une marque, un point de vue sur le temps qui passe et avance.

Un temps qui continue d’avancer et qui, à l’instar de celui que nous étudions dans nos écoles, nécessite quelques marqueurs forts.

Hugo, le cyclone, fut, sans conteste, un marqueur. Le mouvement social qui ébranla un ordre établi depuis si longtemps en fut un autre. A nous de les inscrire, de les révéler. A nous de ne pas faillir, de sortir de l’opacité et de ne pas trahir la mission qui est la nôtre, forts comme nous sommes des opportunités dont nous disposons. De ces moyens dont il a été question.

Morceau choisi…

"L’opération s’appellerait Serval. Qu’est-ce qu’un « Serval » ?

« Des analyses d’ADN ont montré que le serval descend du même ancêtre que le lion, mais qu’il constitue une lignée unique n’ayant pas de rapports proches avec d’autres espèces de félins, bien qu’il présente quelques points communs avec le guépard (…) Les servals, comme les guépards, sont généralement amicaux et faciles à domestiquer. Les Anciens Égyptiens l’adorait comme un dieu au même titre que les chats (…).Certains d’entre eux sont domestiqués et s’attachent beaucoup à leur maître. Ils n’acceptent pas facilement de changer de maître ou d’accueillir de nouveaux venus, et peuvent devenir farouches quand ils sont séparés de leurs maîtres ».

Non, mais vous y croyez ? Opération Serval !

R comme Roi

Les "Ultras", dont on redécouvre aujourd’hui, là, ce soir, le rôle au Parc du Prince ? Ces petits jeunes, ces enfants, qui continuent de faire les pitres à la télé ? Les responsables du club, ces "Qatari" qui leur ont "assuré" la victoire ? Le gouvernement ? La mairie ? La préfecture ?
L’argent. L’argent roi.
L’argent qui peut tout acheter sauf la sécurité, sauf la logique, sauf le simple bon sens.

Elle aurait été belle la photo. Une Tour Eiffel en toile de fond. Un petit air de Piaf, La vie en rose… En rouge et bleu.  C’est magnifique, c’est vrai…
Tiens, le monsieur à la télé se pose la même question: qui a dit oui ?
La préfecture. La mairie. Non mais ce sont de très influents pourvoyeurs de fond(s) qui l’ont demandé. Donc c’est plutôt oui. C’est plutôt oui.
L’argent-roi.
Nous voilà donc rattraper par la réalité.
Dommage pour les vrais supporters, pour les joueurs, pour ceux qui y croient, pour ceux qui aiment le foot, pour ceux qui aiment Paris.
Dommage pour les gens que tous ceux-là sont censés servir.
Dommage.

B comme Bangladaise

Une jeune femme, rencontrée ce matin, au hasard d’un rendez-vous de la vie me raconte ses soucis de logement, son incompréhension de la liasse reçue il y a peu, me dit qu’elle est Bangladaise, me dit le drame, la quête d’information, que deux femmes se partagent depuis tantôt le pouvoir dans son pays, que la vie est dure, "oui, trés dure" dans son pays. Elle me parle de corruption, des personnes ensevelies sous ce bâtiment, de morts, encore, toujours, "c’est difficile" me dit-elle, "difficile".
Il y a des gens encore sous les gravats. Une femme, sourit-elle , est ressortie indemne, aprés 17 jours. Mais les autres encore dessous. Ses yeux, tour à tour, s’illuminent, s’éteignent, puis se mouillent, immanquablement. Elle pleure. Son pays, cette vie, la mort de ces gens. Elle pleure. Je lui tiens le bras et retiens difficilement mes larmes. Elle pleure. Et, dans un élan de discrétion (je suppose), elle me dit qu’elle doit partir."Je dois m’en aller, je ne peux pas".
Elle ne peut quoi ? Pleurer ? Devant moi? Montrer sa peine, le manque de son pays, le désespoir causé par quelques égoïstes, la douleur d’être une femme, un être humain ? Pourquoi ne doit-elle pas?
Plus tard, nous parlons de responsabilité, de celle des dirigeants, des gouvernants, de la nôtre d’acheter ces vêtements-là, dans ces magasins-là.
Responsabilité directe. Responsabilité indirecte.
Directement, sans y penser, elle a pleuré.
Directement elle a pensé à sa famille, à ses amis peut-être, aux gens.
Directement.
Peut-être parce qu’elle est Bangladaise.

Morceau choisi… (Avant corrections. Avant relectures !)

"(…) Ces moments ont été empreints de solennité, de vulgarité quelques fois. Ils ont été empreints d’insécurité aussi : souvent, aux portes de l’assemblée, de chaque côté de trottoir, deux rangées de CRS veillaient au grain, à limiter au minimum les intrusions dans la rue de l’université. Ces moments-là ont été empreints de coups montés, de coups bas, de médiocrité, de persévérance (et celle du député UMP, "contre" le projet, est à saluer tant pour ce que j’ai vu dans l’hémicycle que pour le calme des propos qu’il présentait, sur Canal + plus que favorable au projet). Ces moments-là ont été riches, très riches, richissimes. Ils ne sont devenus historiques que par la force du message, transmis et retransmis au moment du vote, le jour où le débat devait être clos. A aucun moment, il n’a été rappelé au peuple tour à tour consentant, hésitant, réticent que ce début fut historique, que ce vote fut historique, que cette position est historique. Au même moment, la réflexion était engagée à la cour suprême des Etats-Unis. Au même moment, une autre histoire se jouait au Mali" (…)

Mood…

Mood 2

Le temps qui passe…

Elle est comme le temps qui passe.
Elle est volatile, capricieuse, exigeante.
Elle ne se montre que lorsqu’on l’attend le moins.
Pour autant, quand elle est là, elle fait le bonheur de la page blanche, du petit cadre vide des blogs, des sites Internet, de tout ce qui désormais peuvent lui servir de réceptacle.
Elle est comme le temps qui passe l’inspiration.

Elle est venue.

La voilà déjà repartie…

Le temps qui passe…

……

A comme … Amour

" Doux Christ ! Les murs mêmes de la prison
Soudain semblèrent chanceler,
Et le ciel sur ma tête se changea
En un brûlant casque d’acier;
Et bien qu’aussi je fusse une âme en peine,
Ma peine je ne sentais plus.

Je ne savais que la pensée furtive
Qui pressait son pas et pourquoi
il scrutait l’éblouissante clarté
Avec des yeux aussi pensifs;
L’homme avait tué l’être qu’il aimait,
Et pour cela devait mourir.

Pourtant chaque homme tue l’être qu’il aime,
- Que tous entendent ces paroles !
Certains le font avec un regard dur,
D’autres avec un mot flatteur;
Le lâche, lui, tue avec un baiser,
Et le brave avec une épée !

Certains tuent leur amour quand ils sont jeunes,
D’autres quand ils sont déjà vieux;
L’un étrangle avec les mains du Désir,
Et l’autre avec les mains de l’Or;
Le plus charitable use d’un couteau,
Car la mort se refroidit vite.

Tel aime trop peu, trop longtemps tel autre;
Certains vendent, d’autres achètent;
L’un commet son crime en versant des larmes,
Et l’autre sans même un soupir;
Car si chaque homme tue l’être qu’il aime,
Chaque homme ne doit en mourir. "

Oscar Wilde, La ballade de la geôle de Reading

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Thème : Esquire par Matthew Buchanan.

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